Ligue 1 : Découvrez les entraîneurs les mieux payés en Algérie
Par Aomar MOUSSI
Les salaires et les primes des entraîneurs du championnat de Ligue 1 professionnelle ont atteint des niveaux record cette saison, parallèlement à la hausse vertigineuse des rémunérations et des primes des joueurs.
A cette occasion, le championnat algérien a vu tomber le record du salaire le plus élevé jamais versé à un entraîneur dans l’histoire du football national, un record désormais détenu par le technicien tunisien du CR Belouizdad, Nabil Maâloul. Maâloul a signé un contrat d’une saison avec le CR Belouizdad pour un salaire avoisinant les 65 000 euros, soit l’équivalent de plus d’un milliard de centimes par mois. En incluant les émoluments de son vaste staff technique, composé d’un premier adjoint, de préparateurs physiques et d’un analyste vidéo, tous de nationalité tunisienne, ainsi que de l’entraîneur des gardiens algérien Hakim Sbaa, la masse salariale mensuelle totale de l’encadrement dépasse les 100 000 euros. Cela fait du staff technique du CR Belouizdad le plus coûteux de l’histoire du championnat algérien. Le précédent record datait de la saison dernière et était détenu par l’Allemand Josef Zinnbauer, qui avait dirigé la JS Kabylie avec son staff pour un salaire mensuel global d’environ 60 000 euros (pour l’ensemble de l’équipe technique). Il convient de rappeler que Maâloul percevait un salaire mensuel d’environ 45 000 euros lors de sa précédente expérience en Algérie avec l’USM Alger en 2024. Ce passage n’a duré que sept mois, la direction du club ayant décidé de le limoger en raison des performances techniques peu convaincantes de l’équipe sous sa direction, alors même qu’il avait signé un contrat portant sur deux saisons. Le Sénégalais Lamine Ndiaye, entraîneur de l’USM Alger, occupe la deuxième place du classement des entraîneurs les mieux rémunérés du championnat cette saison, avec un salaire mensuel avoisinant les 45 000 euros. Il a bénéficié d’une augmentation significative par rapport à la saison précédente, où son salaire mensuel se situait autour de 25 000 euros, selon les données disponibles. Cette augmentation a été actée après qu’il a mené son équipe, la saison dernière, à un doublé historique en remportant la Coupe d’Algérie et la Coupe de la Confédération de la CAF. L’entraîneur de la JS Kabylie, Karim Belhocine, occupe la troisième place avec un salaire mensuel avoisinant les 40 000 euros, devançant le coach du MC Alger, Khaled Benyahia, qui perçoit près de 30 000 euros par mois et attend une revalorisation de son contrat après avoir remporté le championnat la saison dernière, ainsi que son compatriote Mondher Kebaier, cinquième du classement, dont le salaire mensuel au CS Constantine est estimé à environ 28 000 euros. Ces chiffres révèlent la présence d’un seul entraîneur algérien parmi les cinq techniciens les mieux rémunérés du championnat. En effet, le salaire mensuel le plus élevé pour un entraîneur local ne dépasse pas 350 millions de centimes, montant perçu par Abdelkader Amrani, l’entraîneur de l’Olympique Akbou, devançant ainsi Cherif El Ouazzani Si Tahar, entraîneur du MC Oran, dont le salaire avoisine les 250 millions de centimes par mois. Il convient de noter que les contrats des entraîneurs étrangers, y compris ceux travaillant à l’étranger, sont généralement conclus en devises, plus précisément en euros, tout en mentionnant dans le contrat l’équivalent en dinars algériens basé sur le taux de change officiel (environ 150 dinars pour un euro). Pour convertir les émoluments en devises, les directions des clubs doivent constituer un dossier complet en vue d’obtenir une autorisation de travail, puis le soumettre au ministère du Commerce extérieur pour obtenir l’approbation nécessaire, préalable au transfert des fonds, du dinar vers l’euro, via les circuits bancaires agréés. En revanche, la Ligue de football professionnel exige des clubs la présentation d’une garantie couvrant les salaires d’une saison entière, une mesure similaire à celle appliquée aux joueurs étrangers, afin de garantir le respect des engagements financiers contractuels envers les staffs techniques.
A.M.