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ES Sétif : Le crédit de Sedki est épuisé

BY Sport 24

Par Aomar MOUSSI

La direction de l’Entente de Sétif a annoncé, ce dimanche, la tenue d’une réunion d’urgence au siège du club afin d’examiner la situation de l’entraîneur égyptien Hamada Sedki, suite aux résultats négatifs enregistrés par l’équipe lors des premières journées du championnat de Ligue 1 professionnelle pour la saison 2026-2027.

Une démarche qui laisse présager une séparation entre les deux parties.Dans un communiqué officiel, la direction de l’Entente a indiqué que la réunion sera consacrée à l’examen de la situation de l’entraîneur et de son staff, ainsi qu’à l’évaluation des répercussions des résultats enregistrés, avant de prendre les décisions appropriées dans l’intérêt du club et de ses supporters. Ce n’est pas la première fois que la direction de l’Entente de Sétif envisage de se séparer de Hamada Sedki. Elle avait, en effet, déjà songé à mettre fin à sa mission après les deux premières journées du championnat, suite aux défaites concédées face à l’ES Ben Aknoun et au CR Belouizdad, avant de revenir sur sa décision et d’accorder une seconde chance à l’entraîneur égyptien pour améliorer les résultats et redresser la trajectoire de l’équipe. L’ancien adjoint de Hassan Shehata au sein de la sélection égyptienne n’a dirigé l’Entente de Sétif que lors de six rencontres, au cours desquelles il a enregistré une victoire, deux matchs nuls et trois défaites. La dernière en date a eu lieu hier, samedi, face au CR Témouchent (2-1) au stade du 8-Mai-1945 à Sétif ; un résultat qui a accentué la pression sur l’entraîneur égyptien, alors que l’équipe occupe actuellement la douzième place au classement général. Ainsi, Hamada Sedki devient le dernier nom en date susceptible de quitter son poste d’entraîneur dans un club de la Ligue Professionnelle 1. Cette situation illustre l’ampleur de l’instabilité qui caractérise le championnat et relance le débat sur la pertinence des choix techniques opérés par les directions des clubs, ainsi que sur leur capacité à définir une vision claire, garante de stabilité et des résultats escomptés. Bien que le championnat n’en soit qu’à sa septième journée avec, par ailleurs, un nombre significatif de matchs en retard, la liste des entraîneurs ayant quitté leurs fonctions s’allonge de manière inédite. On a ainsi vu Lotfi Boudraa être limogé de la JS Saoura, tandis que Billel Dziri a démissionné de l’USM Khenchela. S’y ajoutent les évictions du Tunisien Mondher Kebaier du CS Constantine et de Nadir Leknaoui de l’US Biskra. Par ailleurs, Nabil Maaloul et Abdelhak Belaid ont annoncé, hier samedi, leur démission respective de leurs postes d’entraîneur au CR Belouizdad et à l’AS Chlef. Quant au départ de Hamada Sedki, si la décision de le limoger se confirme, il ne devrait pas être sans conséquences financières. La rupture de son contrat coûtera en effet aux caisses de l’ES Sétif l’équivalent d’au moins deux mois de salaire, selon les termes de son engagement. Cela alourdit davantage les dépenses du club, en raison d’un choix technique qui n’a pas permis d’obtenir les résultats escomptés. Face à l’enchaînement de ces décisions en un laps de temps très court, une question majeure se pose : qui assume la responsabilité de ces dépenses supplémentaires, supportées par les clubs en raison de choix techniques mal réfléchis, et ce, en l’absence d’une vision claire et d’une stratégie garantissant la stabilité ?

A.M.


            
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